2021 – Odyssée deux

Deuxième partie.

(Première partie ici, si vous avez manqué le début.)

Le projet (Plan 9 from Switzerland).

Odyssée deux ; mon projet. Mon projet et à la fois simple et compliqué. Avec des mots, tout parait simple, un peu comme la publicité.

  1. Je vends la maison.
  2. Je quitte mon travail.
  3. Et je pars m’installer aux Philippines.

Présenté comme cela, c’est facile. Mais c’est sans compter sur l’administration, les assurances, et ma banque qui ne veulent pas me voir partir. Ils m’aiment tellement il faut dire… J’y reviendrais (peut-être).

Pourquoi les Philippines ? C’est plutôt simple : c’est le pays le plus facile dans les démarches, et l’un des plus abordables financièrement. Dans mon cas de figure, -qui peut encore changer- je prends un visa spécial retraite, je verse 20’000 dollars sur un compte bloqué Philippin, et c’est réglé pour la vie. Et si, dans quelques années, je change d’avis, je peux récupérer cet argent pour aller voir d’autres contrées. Notez que la « caution » de 20’000 dollars n’est valable qu’à partir de 50 ans. En dessous de cet âge et à partir de 35 ans, c’est 50’000 dollars qu’il faut déposer. Oui, prendre sa retraite aux Philippines est possible à partir de 35 ans. Dans la plupart des autres pays, il est nécessaire d’avoir un revenu officiel, c’est-à-dire sa retraite versée mensuellement. Ce qui n’est pas mon encore cas.

Et accessoirement, il y fait beau et chaud.

D’autres types de visa sont disponibles, mais à renouveler sans cesse, trop fatiguant par ces chaleurs…

L’idée est d’y acheter une maison, plutôt qu’une location, que je pourrais revendre le cas échéant pour changer de coin ou de pays. Bon à savoir : en réalité, on ne peut pas acheter de terrain en tant qu’étranger. C’est un contrat de bail sur 25 ou 50 ans, à négocier. Le terrain et la maison restent propriété d’un-e Philippin-e. On est libre d’y faire les travaux que l’on souhaite ; reconstruire, agrandir, tout raser, etc. On peut « revendre » avant échéance aussi.

Ceci dit, la Covid-19 peut encore mettre des bâtons dans les roues. Date optimiste de départ prévue : 30 juillet 2021.

Odyssée deux : l’entreprise de cartonnage.

Avant de vivre dans cette maison que je vais quitter, j’ai fait une parenthèse dans un studio, un petit deux pièces. Mon déménagement fut quelque peu plus petit que celui que je suis en train de préparer. Malgré tout, je ne jette rien. Enfin si, les vêtements d’hiver vont être drastiquement réduits au minimum : un ou deux pulls et une veste en cas de voyage. Tout va partir dans un conteneur en bateau, dès que j’aurai une adresse fixe. Tout reste en dépôt en suisse en attendant…

Et donc, il faut bien emballer tout cela. Et pour certains objets, c’est la croix et la bannière. Exemple avec deux agrandisseurs Durst : les têtes des agrandisseurs sont chacune dans un carton séparé, ouf, ça, c’est fait. Pour les plateaux, il faut plier et s’acharner sur des cartons pour bien couvrir le tout. Les colonnes sont plus problématiques. La meilleure méthode est le coffrage, pour être sûr que les pièces sensibles ne prennent pas de choc. On cale le tout avec du bois (le reste de mon chantier à l’étage). Ce qui donne une allure de transport d’oeuvre d’art :

Odyssée deux. Coffrage de deux colonnes d'agrandisseurs DURST M800 et M805. 22 avril 2021 © Willy BLANCHARD
Odyssée deux. Coffrage de deux colonnes d’agrandisseurs DURST M800 et M805
Coffrage de deux colonnes d'agrandisseurs DURST M800 et M805. 22 avril 2021 © Willy BLANCHARD
Coffrage de deux colonnes d’agrandisseurs. On ajoute des mousses, on est jamais trop prudent.
Odyssée deux. Coffrage de deux colonnes d'agrandisseurs DURST M800 et M805. 22 avril 2021 © Willy BLANCHARD
Odyssée deux : le monolithe.

Une boîte de clous et de grosses vis plus tard :

Odyssée deux. Coffrage de deux colonnes d'agrandisseurs DURST M800 et M805. 22 avril 2021 © Willy BLANCHARD
Coffrage de deux colonnes d’agrandisseurs DURST M800 et M805

Là, je suis sûr que cela ne bouge plus. Maintenant, 10’000 kilomètres, dans un conteneur, dans un bateau, tout peut arriver… Et c’est pour cela, et c’est une première pour moi, les emballages/cartons sensibles seront étiquetés. En espérant que je ne fasse pas cela pour des clous.

Déménagement de Lucens. L'odyssée des cartons. 23 mai 2021 © Willy BLANCHARD
L’odyssée des cartons.

Pareil pour mes bancs de reproduction : plateau, pieds et colonne :

Déménagement de Lucens. L'odyssée des cartons. 26 mai 2021 © Willy BLANCHARD

On emballe les plateaux comme on peut.

Déménagement de Lucens. L'odyssée des cartons. 26 mai 2021 © Willy BLANCHARD

Pareil pour les colonnes.

Déménagement de Lucens. L'odyssée des cartons. 26 mai 2021 © Willy BLANCHARD

Et on place le tout
dans un gros
carton
(numéroté 89).
Le N° 87 contient
les pieds des
bancs.

Et comme vous le voyez, j’approche du chiffre 100 avec mes cartons. Je vais sans peine le dépasser. En attendant, je fais de jolis empilements dans les endroits encore libre de la maison. Ce qui permet d’entrainer son sens cognitif dans tout ce bazar. Ici le rez-de-chaussée.

Déménagement de Lucens. L'odyssée des cartons. 23 mai 2021 © Willy BLANCHARD
Déménagement de Lucens. L’odyssée des cartons.
Odyssée deux. Déménagement de Lucens. L'odyssée des cartons. 23 mai 2021 © Willy BLANCHARD
L’odyssée des cartons.
Déménagement de Lucens. L'odyssée des cartons. 23 mai 2021 © Willy BLANCHARD
L’odyssée des cartons.
Déménagement de Lucens. L'odyssée des cartons. 23 mai 2021 © Willy BLANCHARD
Déménagement.

Odyssée deux : petit retour sur les livres.

Dans ma folie ordinaire, j’ai déjà amassé plus de 800 livres. D’ici à mon départ, je ne sais à combien ce chiffre va monter.

Fin de la deuxième partie, 27 mai 2021. Troisième partie.

© Willy Blanchard, tous droits réservés

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